"Plus il y a de gens désireux de se battre, plus il y a de personnes qui en tirent profit."

« Permettez-moi de soumettre une réflexion à ceux qui aiment le combat – la guerre, par exemple.
La tragédie de la guerre réside dans le fait qu'elle n'apporte pas seulement la mort et la destruction, mais qu'elle engendre des marchands de mort cherchant à en tirer profit.
Cette règle s'applique également au monde des arts martiaux.
Plus il y a de gens désireux de se battre, plus il y a de personnes qui en tirent profit.
Ne vous laissez jamais mener à la baguette par de tels individus. »

Masaaki Hatsumi (Essence of Ninjutsu) en 1988


Illustration : "Révolte des Boxers" Chine 1899-1901. 

Un rappel de l'Histoire des arts martiaux : de la révolte des Boxers à la Révolution Culturelle ... Petite histoire des colonialisme, pillage des ressources, expansionnisme religieux, xénophobie, nationalisme, impérialisme et collectivisme au 20e siècle :

1/ La révolte des Boxers (1899-1901) est un soulèvement populaire chinois dirigé par la société secrète des « Poings de la justice et de l'harmonie ». Soutenus par la dynastie Qing, ces insurgés xénophobes et anti-chrétiens visaient à chasser les puissances coloniales occidentales ( toujours créatives quand il s'agit de s'approprier les ressources d'autrui et d'implanter une religion "hors sol", c'est à dire hors de son contexte culturel originel).
Après le siège du quartier des ambassades à Pékin durant les « 55 jours », le mouvement a été violemment réprimé par une coalition de huit nations étrangères. Cette défaite a affaibli l'Empire chinois, accélérant la chute de la monarchie et la fin des Qing en 1912. Les combattants étaient issus des grandes écoles martiales : des milliers de morts, ils n'étaient pas préparés à affronter les armes modernes.
2/ Les Boxers survivants ont été finalement pourchassés et massacrés par ... le même pouvoir chinois alors désireux d'apaiser les occidentaux quitte à trahir ses anciens partisans : le pouvoir n'a pas de prix tant que c'est le peuple qui le paie.


Beaucoup de maîtres et d'écoles d'arts martiaux chinois ont disparus au cours de cette période.

3/ On passera rapidement sur la triste excursion chinoise d'un Empereur Nippon expansionniste qui rêvait de repeindre les cartes de l'Asie aux couleurs du Soleil Levant, aventure qui s'est achevée sous les bombes atomiques d'un autre empire, lui-même fondé sur des terres volées à d'autres peuples.

4/ Et à peine plus tard, pour revenir en Chine, les communistes "finiront le boulot" avec la purge et la persécution des maîtres d'arts martiaux en Chine qui se sont déroulées sous le régime de Mao Zedong, dès sa prise de pouvoir puis au cours des années 60.
Les maîtres qui ont pu ont fui : Kong Kong (depuis passé sous le couvercle des communistes chinois), Taiwan qui éveille plus que jamais l'appétit de la Chine continentale ... Australie ou reste du monde. Beaucoup de morts, d'immenses pertes culturelles.

Mais depuis le business a repris, à moins que le business ce soit justement : "On prend les mêmes ingrédients et on recommence ?".

Que l'histoire éclaire le futur :

"Plus il y a de gens désireux de se battre, plus il y a de personnes qui en tirent profit.
Ne vous laissez jamais mener à la baguette par de tels individus."
Masaaki Hatsum

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